→ « Par où commencer ? »
C’est la première question à se poser quand on se lance dans un projet.
Pour modéliser son business model, designer son produit, construire sa chaîne logistique, automatiser et externaliser, ainsi qu’établir sa stratégie marketing, il est nécessaire de maîtriser son sujet.
Et ça commence par le définir.
En ce qui nous concerne : le « vélo ».
C’est quoi le « vélo » ?
Pour y répondre, je vous propose une méthode en deux étapes :
- Le flux de pensée
- La cartographie
Flux de pensée
Si je vous dis « vélo », quelles images vous viennent à l’esprit ?
Concentrer vous, et laissez vous allez.
Des images arrivent, puis d’autres, puis d’autres encore.
Vous êtes entré dans un flux !
Notez les premiers mots qui vous viennent le plus naturellement à l’esprit.
Continuez sur votre lancée, notez des mots. Ecrivez encore, et encore jusqu’à noircir une page.
Au bout d’une vingtaine de minutes, vous obtenez un nuage de mots.
J’apprécie tout particulièrement l’exercice quand j’aborde un sujet.
Je vous encourage à faire de même.
C’est stimulant et gratifiant – vous constaterez rapidement de la richesse de votre lexique !

Je parle de « nuage », mais je devrais parler de « chaos ».
Le flux de pensées est non seulement chaotique mais également logique.
Pour le démontrer, je me risque à un exercice de projection du flux de votre pensée à partir du mot « vélo » :
D’abord vous allez visualiser votre vélo si vous en possédez un, ou en tout cas un objet fait d’un cadre, d’une fourche, de deux roues, d’un guidon, de pédales […]
Vous vous imaginerez sans doute chevauchant un vélo dans les rues de votre ville pour aller au travail, faire les course, emmener les enfants à l’école, ou en sortie un dimanche matin avec les copains à la campagne, en vacance au bord de la mer, ou le long d’un canal […]
Vous penserez ensuite à l’endroit où vous avez acheté votre vélo, où vous le faites réparer, ou là où vous voyez quotidiennement des vélos.
Une fois dans le flux, d’autres images peuvent surgir : des évènements sportifs (ex : Tour de France), une marque (Decathlon, Intersport), une plateforme de vente (Leboncoin), les stations de vélib’, les accessoires, les pistes cyclables […]
Les premières images sont ordonnées puis après c’est un peu le bazar n’est-ce pas ?
Pourquoi ?
Quand nous pensons à un objet de notre quotidien, nous pensons d’abord à ce qui est le plus accessible cognitivement.
Nous avons inconsciemment gardé en mémoire ce qui a le plus de valeur à nos yeux.
D’abord l’objet lui-même, parce que le mot lui est associé, ensuite notre expérience d’utilisateur, puis la culture de l’objet, et enfin le reste.
J’entends par » reste », tout ce qui dépend de notre connaissance du sujet « vélo ».
L’histoire, les métiers de la production à la distribution en passant par la réparation, la politique d’aménagement du territoire, la sociologie des cyclistes, la part modal du vélo, etc.
Pour compléter notre compréhension, canalisons le flux, et dézoomons.
Passons d’une vision micro à une vision macro.
Cartographie du vélo
Parce que comprendre, c’est savoir simplifier, je vous propose de cartographier le sujet « vélo » selon 4 axes :
- L’infrastructure
- Les utilisateurs
- Les produits et les services
- La filière économique.
Ces cartes, à plusieurs niveaux ,sont convaincantes.
Elle sont simples et revêtent toute l’apparence de la vérité.
Pourtant, elles sont incomplètes.
Elles ne décrivent nullement l’interdépendance des acteurs socio-économiques du vélo.
L’interconnexion entre eux est invisible : la politique.
Qu’elle soit publique ou privée, institutionnelle ou individuelle, elle tisse des liens entre chacun et est au cœur de l’écosystème vélo.
Par exemple : moins de pistes cyclables, c’est moins de cyclistes, donc moins de vélos et d’accessoires vendus.
Je reviendrai sur ce sujet plus tard.
Pour tout entrepreneur qui se lance dans une aventure vélo, comprendre que celui-ci n’est pas un objet mais un sujet est essentiel pour se poser les bonnes questions.
Les réponses à ces questions permettent de construire un modèle économique viable qui justifie l’existence de l’entreprise.
Une entreprise existe parce qu’elle est utile.
Plus elle assure la prospérité et la connexion de ses acteurs, plus elle est utile.
La raison d’être principale d’une entreprise comme Folk réside à travers ses clients : interaction avec elle, avec sa marque, avec ses produits/service.
Ce sont les utilisateurs qui sont au cœur du modèle économique.
Sans ses clients, Folk n’existe pas !
A dimanche prochain.
Matthieu
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