Bilan n°1 – mars à mai 2026
Presque deux mois se sont écoulés depuis la publication du premier article de Folk.
C’est le bon moment pour faire le point.
Deux nouvelles
1. Base de données GitHub
Depuis ce début de semaine, vous pouvez accéder à la base de données Folk via un outil open source GitHub. J’ai décidé d’alléger le serveur et de faciliter l’accès public avec un système de gestion de fichiers plus simple à maintenir, à mettre à jour et à suivre dans le temps. Tout 100% gratuit
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*Le repository (« dépôt ») du projet Folk est data-folk..
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2. Publication un dimanche sur deux
Ces derniers temps, j’ai l’impression de courir un marathon. Dans la même semaine, je construis une méthode de travail, je collecte et analyse des données, puis je rends tout cela intelligible et alimente la base de données.
Résultat : le fruit de mon travail est encore trop frais le dimanche pour vous livrer du contenu mature.
De plus, avec l’analyse de marché j’ai allongé les articles. Je ne veux pour l’instant pas les couper — peut-être que j’évoluerai sur la question dans les prochaines semaines. Quoi qu’il en soit, je souhaite garder ce niveau de production.
Ma décision : publier un dimanche sur deux.
P.S. En parallèle, je vais communiquer sur LinkedIn .
Où en est Folk ?
Depuis le 15 mars, nous avons posé les bases du projet et engagé l’analyse de marché. Nous savons qui pratique le vélo en France, pourquoi, et dans quel contexte économique et territorial.
La part modale du vélo reste en dessous des 5 %, malgré des signes encourageants de fréquentation en hausse pour le premier trimestre 2026. La hausse de la pratique stagnera tant que l’ensemble des acteurs de la filière et des pouvoirs publics n’apporteront pas collectivement des solutions pérennes à l’insécurité routière, au vol, et à l’inégalité du déploiement des infrastructures sur le territoire.
Cette stagnation est aussi la résultante de freins sociologiques : le taux d’équipement suit le niveau de vie, la pratique suit le niveau de diplôme. Dans les classes populaires, le vélo est souvent vécu comme une contrainte économique, parfois stigmatisé. Les femmes, moins encouragées à pratiquer dès l’adolescence, pédalent moins que les hommes à tout âge.
Ces logiques de distinction sociale, sexuée, spatiale et générationnelle, combinées avec la méfiance envers le marketing généralisée, ne se déconstruisent pas avec une campagne de com’. Ceux qui pédalent aujourd’hui sont majoritairement urbains, diplômés, socialisés au vélo dès l’enfance.
Sur Google, le cycliste français est avant tout un consommateur : il cherche où acheter, quelle marque, quel modèle. Sur YouTube, le VTT et le BMX dominent les volumes de vues, portés par le divertissement et le freestyle — loin de la réalité de la pratique. Le cycliste urbain utilitaire, pourtant dominant, est quasi invisible en ligne… à l’exception de ceux qui pratiquent aussi en loisir.
Les données Google révèlent que le gravel est le sujet tendance depuis trois ans. Les chiffres de ventes confirment le phénomène. Notre analyse YouTube confirme que presque tout le monde en parle ! Ce vélo polyvalent — entre route et VTT, loisir et utilitaire, ville et voyage — est peut-être une des clés de la démocratisation du vélo, avec le VAE… À confirmer !
De plus, la mécanique est un sujet de longue traîne sur YouTube, ce qui confirme les 62 % de cyclistes qui déclarent réaliser eux-mêmes les petites opérations sur leur vélo. Changer un pneu sera toujours recherché dans dix ans^^.
Sur les 25 chaînes YouTube analysées, celles qui combinent pédagogie et authenticité génèrent les communautés les plus actives, indépendamment de leur taille ! À l’inverse, les grandes chaînes produisent du volume pour des communautés plutôt silencieuses.
Notre analyse de marché révèle des clusters de cyclistes aux visions du vélo assez éloignées — et seul le gravel semble rendre poreuses les frontières entre eux. Associé au bikepacking, c’est peut-être le type de vélo qui incarne le mieux la liberté aujourd’hui. Mais son image de vélo « premium » et son segment de prix est éloigné de la vision de Folk.
Est-ce que Folk a un coup à jouer ?
J’ai une intuition… En attendant, l’analyse de marché n’est pas terminée : chiffres de ventes et autres réseaux sociaux pourraient nuancer, voire contredire, ce que nous observons jusqu’ici !
Ce qui est sûr : la proposition de Folk devra s’adapter à la réalité…ou ne pas exister !
A dimanche (dans deux semaines).
Matthieu
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